Depuis plus de 20 ans, le peuple indigène de Sararyaku lutte pour la préservation de son territoire et pour la défense de ses droits face à l’industrie pétrolière qui détruit et pollue son environnement. C’est pourquoi il doit créer un espace protégé – la Kawsak Sacha – Selva Viviente (forêt vivante) – qui permettra aux peuples autochtones des forêts amazoniennes de protéger leurs communautés.

Qui sont les Kichwa de Sarayaku ?

Les communautés Sarayaku se situent à l’ouest de l’Amazonie Équatoriale et regroupent l’une des plus grande population Kichwa d’Amazonie avec plus de 1200 habitants répartis sur plus de 135 000 ha. Les terres de Sarayaku sont composées à 95 % de forêts tropicales et constituent un réservoir unique de biodiversité. L’économie de cette communauté, basé principalement sur l’agriculture, la chasse et la pêche, dépend donc de la préservation de la forêt.

Les Kichwas ont toujours vécu en harmonie et en coexistence avec la Nature. Selon leur philosophie, la jungle représente la vie (Selva Viviente) et chaque espace qui la compose est à la fois porteur et incarnation de vie. Les principaux indicateurs de la richesse économique, culturelle et sociale des communautés se trouvent ainsi dans la gestion et l’utilisation harmonieuse de la Nature.

Un mode de vie menacé par l'extraction pétrolière

Malheureusement, ces espaces ont été trop souvent menacés par l’industrie pétrolière. En 1996 le gouvernement équatorien, à travers son entreprise nationale Petroecuador, a violé la Convention internationale no 169 relative aux peuples indigènes en concédant à la firme Argentine Compañía General de Combustibles S.A. (CGC) plus de 120 000 hectares de terres appartenant aux Sarayaku, sans les consulter.

Dès le début de l’exploitation, la CGC est entrée de force sur le territoire de Sarayaku, avec la complicité des forces militaires. Plusieurs habitants des villages ont été agressés et menacés, parfois torturés. Elle a également détruit de nombreux sites spirituels de la région et installé plus de 1400 kg d’explosifs dans les sols. De nombreuses sources d’eau et rivières ont été polluées et détruites.

Les habitants de Sarayaku n’ont pourtant jamais cessé de lutter afin de protéger leur forêt et leur biodiversité qu’ils considèrent comme une contribution essentielle à la vie et à l'existence de la planète. En 2003, les Sarayaku portèrent l’affaire devant la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme. En 2010, à la suite d’un procès très médiatisé, la Cour statua finalement en faveur des habitants de Sarayaku, condamnant ainsi le gouvernement Equatorien à reconnaître publiquement ses torts et à dédommager les Sarayaku des dommages causés.

Cependant, l’extraction pétrolière continue en Amazonie équatoriale et les habitants de Sarayaku, tout comme d’autres peuples indigènes, sont toujours menacés. En effet, l'Etat Equatorien a accordé en 2015 deux nouvelles concessions pétrolières à une autre compagnie, Petroamazonas, sur une zone recouvrant 91 % du territoire des Sarayaku.

La création d'une aire protégée

La communauté de Sarayaku doit donc faire pression sur le gouvernement équatorien afin de mettre en place sa proposition de préservation territoriale : la Kawsak Sacha – Selva Viviente, qui constituerait un modèle de développement et de conservation pour les autres peuples d’Amazonie. La Kawsak Sacha doit faire reconnaître la dimension spirituelle du territoire « Sacré », de la Selva viviente, et permettre la reconnaissance officielle d’une nouvelle catégorie d’aire protégée (zona libra) excluant l’industrie pétrolière et empêchant la déforestation.

À travers sa collaboration avec le peuple de Sarayaku, le MCI (Mouvement pour la Coopération Internationale) sollicite votre aide afin de soutenir le fonctionnement de l’organisation des Sarayaku dans l’aboutissement du projet Kawsak Sacha – Selva Viviente et afin que les peuples indigènes d’Amazonie ne voient plus leurs territoire et leurs droits menacés au nom de l’exploitation des ressources.

Les Sarayaku ont besoin de pouvoir se déplacer dans les centres urbains afin de faire pression sur le gouvernement équatorien. Ils ont également besoin de ressources logistiques, notamment d’ordinateurs afin de poursuivre leur stratégie de communication. Avec la somme de 9000 CHF, vous contribuez au fonctionnement et à l'équipement du bureau des Sarayaku.


Pour plus d’informations vous pouvez contacter le MCI à l’adresse suivante : mci.fgc.funding@gmail.com

Liens utiles :

https://www.facebook.com/defensoresdelaselva/

http://sarayaku.org/

https://www.facebook.com/mci.fgc/

https://www.mcifgc.ch/

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