Pourquoi soutenir ce projet ? 

  • Pour protéger l'environnement et lutter contre l'utilisation des OGM, des pesticides et autres produits utilisés par l'agro-industrie au Brésil
  • Pour encourager la culture biologique, saine et locale 
  • Pour utiliser les richesses naturelles du sol (terre, eau) afin de les réutiliser à des fins alimentaires et sanitaires (nourriture, médicaments, produits d'hygiène)
  • Pour permettre aux familles issues du Mouvement des Sans-Terre d'avoir accès aux soins de santé grâce à la réalisation de médicaments naturels (car issus des produits de la terre)
  • Pour encourager l'autonomisation des femmes au Brésil 
  • Pour permettre aux femmes de se placer comme leaders dans les domaines de la santé et de l'environnement au sein de leurs communautés 


Le projet sera mis en place de septembre 2020 à décembre 2021, dans plusieurs régions du Brésil. 

Nombre de bénéficiaires du projet : 6 126 personnes 


Ci-dessous, vous trouverez les informations essentielles pour comprendre le contexte dans lequel s'inscrit le projet, ainsi que les actions qui seront mises en oeuvre dans les différentes régions du Brésil.


Contexte du projet

Une destruction de l'environnement sans précédent au Brésil 

La nature traverse une période sans précédent dans laquelle la nature se trouve maltraitée à bien des égards. Au Brésil, au rang des principales causes, nous trouvons notamment l'avancée de l'agro-industrie et l'exploitation des précieux actifs naturels tels que la terre, l'eau ou encore les minerais. Cette situation affecte la santé de la planète dans son ensemble, et avec elle, la santé des personnes. Brésil dispose d'immenses déserts verts desquels ne ressort qu'un seul type de végétation cultivée, qui détériore les sols et contamine l'environnement par l'utilisation intensive de pesticides. Ce type de culture ne fournit de conditions d'existences ni pour la faune de la région, ni pour les personnes vivant dans ces agroécosystèmes, en particulier les paysans, qui tombent malades. 

Le plan national "Planter des arbres, produire des aliments sains" au Brésil 

Compte tenu de ce contexte, les travailleurs de la réforme agraire organisés dans tout le Brésil, ont lancé cette année le Plan National "Planter des arbres produire des aliments sains". Ce Plan prévoit la plantation de 100 millions d'arbres dans tous les Etats du pays sur une période de 10 ans, par les familles qui sont installées sans terre dans les acampamentos et assentamentos, et par la société en générale. 

Le plan vise à restaurer les zones dégradées par la mise en œuvre de l’agroforesterie et des espaces de production. Il prévoit par ailleurs de dénoncer les actions de destructions environnementales de l’agro-industrie et de l’exploitation minière. 

Plus encore, ce plan a pour objectif de faire comprendre dans les villes et les campagnes du Brésil, que la réforme agraire est synonyme d’alimentation saine et de soins pour la santé des personnes et de la nature. 

La mise en place d’un système de « récupération » environnementale 

Le plan national prévoit de mettre en place un cercle vertueux par l’environnement et pour celui-ci, ainsi que pour les familles qui vivent de ces terres et en prennent soin chaque jour. Il s’agit en effet de planter des arbres, de produire des aliments sains et des plantes bénéfiques pour la santé des personnes, des animaux et de la nature dans son ensemble. 

Il s’agit de récupérer l’environnement à savoir la terre, l’eau et les micro-organismes pour produire de façon naturelle des aliments sains : des fruits, des légumes, des plantes. Ces produits issus de la terre et protégés contre tout produit chimique ou OGM, permettront d’une part de nourrir les familles qui les cultivent et en prennent soin, et de créer d’autre part, des produits thérapeutiques naturels pour soigner ces mêmes familles.


Les activités du projet 

  1. Mise en place de cours de formation pour les femmes dirigeantes du Plan National dans la région du sud-est du Brésil 

Le projet prévoit de former 40 femmes pour promouvoir le Plan National dans la région du sud-est du Brésil. En plus de développer la sensibilisation aux défis auxquels la population rurale est actuellement confrontée, il est nécessaire de mobiliser et de diffuser les bonnes informations sur l’importance de la santé des personnes et de l’environnement. Cette formation vise à développer le débat politique, la pratique et l’inclusion de nouvelles personnes en tant que leaders du processus de mise en œuvre du plan. La priorité est d’impliquer davantage de personnes celles qui sont déjà engagées.

La formation réunira 40 femmes dirigeantes qui travaillent avec l’agroforesterie et dans le domaine de la santé au sein des 4 États : Espirto Santo, Minas Gerais, Rio de Janeiro et Sao Paulo, ainsi que 4 représentants des 4 autres régions du Brésil (1 représentant par région) : Nord-est, centre-ouest, sud et Amazonie.

2. Mise en œuvre organisationnelle et structurelle de 2 collectifs de femmes pour le développement de leur activité dans les domaines de la santé et de l’environnement


Les femmes constituent la majorité des leaders de la santé dans le domaine de la réforme agraire et sont également majoritaires parmi les professionnels de la santé qui travaillent dans ces endroits. Les soins de santé sont souvent un moyen pour les femmes d’entrer dans le processus d’organisation, dans la lutte pour la réforme agraire, et cela doit être compris et valorisé, non pas en référence à la division du travail, mais à l’insertion organisationnelle des femmes avec l’ouverture d’espaces de participation politique dans les multiples instances de pouvoirs existantes.

De plus, grâce à des actions environnementales et sanitaires, les femmes développent une auto-organisation et bénéficient de revenus de leur travail et de leur production. 

C’est dans cette mesure que la présente proposition s’inscrit, puisqu’elle vise à mettre en œuvre des exigences organisationnelles et structurelles qui bénéficieront de façon directe à 58 femmes regroupées dans deux collectifs, l’un au sud-est et l’autre au nord-est du Brésil.

1er collectif : Raizes da Terra, région sud-est du Brésil, à Campo do Meio, dans l’Etat de Minas Gerais

Le groupe existe depuis 7 ans et 50 femmes y participent. 

Elles produisent des semences biologiques et agroécologiques, en plus de cultiver des jardins médicinaux. Lors des réunions hebdomadaires, les femmes se réunissent pour prendre soin des plantes médicinales et des herbes ainsi que pour produire des plantes médicinales. Elles travaillent avec plusieurs plantes notamment la camomille. En plus de sécher les herbes, de les emballer et de les vendre pour les infusions, elles produisent également des onguents, du gel, du sirop et des fleurs, produits destinés à la santé et au respect de l’environnement.

2ème collectif : Maria Ventura, région nord-est du Brésil à Serra Talhada, dans l’Etat de Pernambuco

Ce deuxième groupe de femmes a été créée en 2018

8 femmes y participent, et cultivent ensemble un jardin de plantes médicinal collectif afin de produire également des plantes médicinales (teintures, savons médicinaux, huiles essentielles, répulsifs naturels, hygiène naturelle et produits de nettoyage) pour leur propre usage et afin de générer des revenus. La matière première provient de ce jardin collectif et aussi des jardins privés des femmes. 
Elles gèrent le secrétariat de l’association et souhaitent disposer de leur propre espace spécialement organisé pour cela.

Pour ce second collectif, et en plus des investissements pour sa structuration, il est prévu de réaliser la planification stratégique et le plan d’investissement dans les collectifs, ainsi que la formation des femmes à la gestion de projet.


3. Réhabilitation et réaménagement de la Maison de la Santé Assentamento Estrela do Norte  


Actuellement, la Maison de la Santé, par le biais du Secrétariat municipal de la santé, offre une journée de soins par mois aux familles sédentaires et aux paysans vivant dans les communautés environnantes, avec seulement 14 consultations par mois avec un médecin. Ce service est clairement insuffisant.

Grâce à la réhabilitation de la structure existante et sa transformation en Maison de la Santé, en plus de l'assistance conventionnelle fournie par le service municipal de santé de Montes Claros, le secteur de la santé du MST dans le nord du Minas Gerais fournira une assistance aux familles, à travers des pratiques alternatives de la santé, un jour par semaine. Cela se fera parallèlement avec l'entretien du potager et la production de produits à base de plantes. La population de l’« assentamento » et de ses environs pourra de ce fait avoir accès à des médicaments sains et naturels, réalisé dans le respect et la protection de l’environnement. 

Cette nécessité de sauver des pratiques de santé alternatives a également été renforcée par la situation de démantèlement du système de santé publique au Brésil et par la situation pandémique causée par le coronavirus qui vit dans la population brésilienne. Ces pratiques contribuent à accroître l'immunité des personnes face au virus, et rend de ce fait, plus que nécessaire la réhabilitation de cette structure.

4. Visite d’échange et de suivi-évaluation du projet


Un échange Nord/Sud sera mis en place dans le cadre du présent projet grâce à la visite terrain de deux représentants de l’association Helina Brésil, dans un objectif de partage des expériences entre les femmes bénéficiaires du projet et les différentes structures encadrant le projet (CEPAC, Helina Brésil, Instituto Cultivar, MST). En effet, cet échange réunira également un membre du CEPAC, un membre de l’Instituto Cultivar ainsi que 50 personnes représentantes des collectifs de femmes et des utilisateurs de la Maison de la Santé se retrouveront durant plusieurs jours afin d’échanger

Cette visite de suivi-évaluation permettra en outre d’échanger sur les questions relatives à l’égalité des genres, au renforcement du pouvoir d’agir chez les femmes dans les domaines de la paysannerie ainsi que sur l’autonomisation des femmes au sein de la famille, comme actrices principales de promotion de la santé et de l’environnement.

Cette visite de suivi et d’échanges permettra à tous les représentants des organisations parties prenantes du projet de restituer aux membres qui n’auront pu être présents durant cette visite, l’ensemble des échanges et des connaissances soulevées pendant plusieurs jours.

Elle bénéficiera également à 150 femmes vivant dans les régions des collectifs féminins, qui auront la chance de pouvoir recueillir les informations et les riches échanges recueillis durant la visite grâce à la présence de représentantes des collectifs, et des utilisateurs de la Maison de la Santé.

      Pour plus d'informations sur ce projet, n'hésitez pas à nous contacter par email : alex@helinabresil.ch ou chloe.mermetburnet@yahoo.com

      environment, Agriculture, nature, Local, Soins, Projet, Environnement, Femmes, Familles, Mouvementdessansterre, CEPAC, Biologique, Autonomisation

      Donations

      1. Nelly Le Roy

        15 October

        €15
      2. Nelly Le Roy

        15 September

        €15
      3. Valérie Bouloudani

        10 September

        SFr100
      21 Donations